La fonctionnalité en question permet à certains abonnés d’obtenir des informations beaucoup plus précises sur vos interactions et votre activité. Cela inclut, par exemple, la possibilité de savoir non seulement si vous avez vu un contenu, mais aussi quand et à quelle fréquence vous l’avez consulté. Contrairement aux simples “vues” déjà présentes sur la plateforme, cette option rend possible une forme de suivi quasi en temps réel de vos habitudes.
Les experts en cybersécurité tirent déjà la sonnette d’alarme. Selon eux, cet outil peut ouvrir la porte à des dérives : harcèlement en ligne, surveillance excessive, pression sociale accrue… et surtout, la perte progressive de l’anonymat relatif que certains utilisateurs cherchaient à préserver sur la plateforme. De plus, comme souvent avec Meta, la question de l’exploitation de ces données à des fins publicitaires ou algorithmiques reste entière.
Du point de vue de la confidentialité, ce changement remet en cause l’équilibre fragile entre transparence et protection des données personnelles. Des associations de défense des droits numériques demandent déjà à Instagram de revoir sa copie, ou au minimum de rendre cette fonctionnalité désactivable par défaut.
En attendant, les utilisateurs les plus soucieux de leur vie privée sont invités à vérifier attentivement leurs paramètres de compte et à se tenir informés des prochaines mises à jour. La question n’est plus seulement de savoir ce que vous partagez volontairement, mais aussi ce que votre activité révèle malgré vous.

















