La Nintendo Switch 2 est sans conteste l’un des plus gros succès hardware de cette année 2025. Pourtant, une part croissante d’éditeurs tiers sonne l’alarme : plusieurs titres disponibles au lancement enregistrent des ventes catastrophiques, parfois « pire que prévu » selon leurs propres mots. Un paradoxe qui interroge sur les habitudes des joueurs, la stratégie de Nintendo… et la place des jeux tiers sur cette nouvelle génération.
🔥 Une console au sommet… mais des jeux en souffrance
Avec plus de 3,5 millions d’exemplaires écoulés dès les 10 premiers jours, la Switch 2 a réussi là où la première Switch avait déjà triomphé : s’imposer comme une console de salon hybride, accessible, portable, et maintenant 4K-ready en mode docké.
Mais cet engouement pour le hardware ne se répercute pas automatiquement sur les jeux. Plusieurs studios ont vu leurs chiffres de vente s’effondrer dès la première semaine. Un producteur anonyme témoigne dans Polygon :
« On espérait vendre 100 000 copies sur le premier mois, on en est à 7 800. C’est en dessous de nos pires estimations. »
📉 Pourquoi autant de jeux échouent sur Switch 2 ?
1. Le « syndrome Nintendo »
Comme sur la première génération, les exclusivités Nintendo écrasent tout.
- Mario Kart World, lancé en bundle avec la console, représente à lui seul près de 60 % des ventes de jeux Switch 2.
- The Legend of Zelda: Echoes of Time et Donkey Kong Galaxy accaparent l’attention médiatique.
Les joueurs achètent une Switch… pour jouer à Nintendo. Résultat : les jeux tiers deviennent invisibles.
2. Des portages fainéants ou tardifs
Autre problème : la majorité des jeux proposés par les éditeurs tiers ne sont ni optimisés, ni exclusifs. Ce sont souvent des portages simples de versions PS4 ou Switch 1.
Sur Reddit, un utilisateur s’agace :
« Pourquoi paierais-je 70 € pour une version portable de Assassin’s Creed Mirage alors qu’il est à 25 € sur Steam avec plus de contenu ? »
3. Des prix jugés déconnectés
L’arrivée de la Switch 2 s’est aussi accompagnée d’une hausse notable des prix :
- Console : 449 €
- Jeux premium : 69,99 € à 79,99 €
Pour de nombreux joueurs, c’est un frein. D’autant plus que l’écosystème Nintendo est fermé : peu de promos, pas de Game Pass, rétrocompatibilité partielle… et aucun cross-buy.
Sur X (ex-Twitter), un internaute écrit :
« J’ai payé Hollow Knight Silksong 79 € sur Switch alors qu’il sortira à moitié prix sur PC. Je regrette. »
4. Un manque de communication de la part des éditeurs
Plusieurs titres tiers sont sortis dans l’ombre. Sans preview, sans test, sans marketing.
« J’ai découvert que Dragon Quest Treasures 2 était sorti… par hasard en scrollant l’eShop », écrit un utilisateur sur Discord.
✅ Les rares jeux tiers qui tirent leur épingle du jeu
Deux exceptions notables :
🟢 Cyberpunk 2077 Switch Edition
- Portage techniquement impressionnant, en 1440p docké.
- Intègre tous les DLC + une interface retravaillée.
- Résultats : plus de 150 000 exemplaires vendus la première semaine.
🟢 Octopath Traveler III
- Exclusivité temporaire Switch 2.
- Succès critique et public.
- Une vraie raison de préférer la version Nintendo.
💬 Les avis des joueurs : déçus, mais pas résignés
Lucas_Retro (Reddit) :
« J’adore Nintendo, mais la Switch 2 me donne l’impression d’un iPhone : super matos, mais tu dois tout racheter, et tout est verrouillé. »
MayaTanaka (Twitter) :
« Les jeux indés vont encore sauver la console. J’attends Hades II en 60 fps portable, ce sera ma raison de rester. »
@GameMaverick (YouTube) :
« Le vrai test sera fin 2025. Si les tiers n’ont pas décollé d’ici là, Nintendo refermera une fois de plus son écosystème comme sur Wii U. »
🧠 Analyse : Nintendo face à ses paradoxes
- Nintendo réussit toujours là où les autres échouent, mais cela a un prix : la dépendance à ses licences.
- La Switch 2, malgré son hardware en net progrès, reste un écosystème très contrôlé et peu accueillant pour les studios externes.
- Les jeux indés et AA pourraient avoir leur carte à jouer s’ils sont bien optimisés et visibles.
🧭 Conclusion : une console brillante, un catalogue encore inégal
La Switch 2 est une réussite technique et commerciale. Mais ce lancement met en lumière une faille structurelle : hors des sentiers battus de Mario, Zelda ou Donkey Kong, le terrain reste miné pour les studios tiers.
Sans un soutien plus actif, un effort sur la qualité des portages, et une politique de prix adaptée, Nintendo risque de reproduire le syndrome Wii U à plus long terme : une console populaire… mais un écosystème de plus en plus fermé.

















