Trump voulait démanteler Nvidia avant de découvrir son poids colossal dans l’IA mondiale

Nvidia : du jeu vidéo à l’empire de l’intelligence artificielle

Fondée en 1993 par Jensen Huang, Chris Malachowsky et Curtis Priem, Nvidia a d’abord bâti sa réputation sur les cartes graphiques GeForce destinées au jeu vidéo. Mais l’entreprise a très tôt pris une longueur d’avance grâce à sa plateforme CUDA, lancée en 2006, qui a permis d’utiliser les GPU pour bien plus que les graphismes, notamment dans le calcul scientifique et l’intelligence artificielle.

En 2025, Nvidia domine plus de 90 % du marché mondial des GPU discrets et fournit l’immense majorité des puces utilisées dans les centres de données IA. Son chiffre d’affaires a explosé avec la ruée vers l’IA générative, faisant grimper sa capitalisation boursière à 4 000 milliards de dollars, un record mondial.


« C’est quoi Nvidia ? » : la réaction étonnante de Donald Trump

Lors d’un sommet sur l’IA organisé à Washington, Donald Trump a surpris l’audience en déclarant :

« C’est quoi Nvidia ? Je n’en ai jamais entendu parler. »

Peu avant cette remarque, il avait expliqué avoir envisagé de « démanteler Nvidia pour créer plus de concurrence », avant que ses conseillers ne l’informent de la puissance technologique et stratégique du groupe. Selon Trump :

« On m’a dit que ce serait très difficile de les briser : même avec les meilleurs ingénieurs, il faudrait une dizaine d’années pour les rattraper. »


Jensen Huang convainc Trump de changer d’avis

Présent lors de cet échange, Jensen Huang, PDG emblématique de Nvidia, a impressionné Trump par sa vision et ses explications sur le rôle de l’entreprise dans l’écosystème de l’IA mondiale. L’ancien président a fini par reconnaître :

« Quel travail vous avez fait. »

Cet épisode illustre l’influence grandissante de Nvidia sur les décisions politiques liées aux technologies stratégiques.


Un géant dans le viseur de l’antitrust américain

Malgré l’abandon de l’idée d’un démantèlement par Trump, Nvidia reste surveillé par les autorités américaines. En 2024, le Département de la Justice (DOJ) a ouvert une enquête pour pratiques anticoncurrentielles, notamment pour des pressions supposées sur les acteurs du cloud et des hausses de prix destinées à décourager l’utilisation de puces concurrentes comme celles d’AMD ou Intel.

L’entreprise se défend en affirmant que sa position dominante repose sur l’innovation et la qualité de ses produits, et non sur des pratiques déloyales.


Les raisons de la suprématie de Nvidia

  • Une avance technologique unique : ses puces H100 et B200 sont aujourd’hui incontournables pour l’entraînement des modèles d’IA les plus avancés.
  • Un écosystème logiciel verrouillé : la plateforme CUDA est devenue un standard, rendant la concurrence plus difficile.
  • Un leadership charismatique : Jensen Huang est reconnu pour sa vision stratégique et son lobbying efficace auprès des décideurs politiques.
  • Des investissements massifs : via NVentures, Nvidia soutient de nombreuses start-ups spécialisées en IA, renforçant son écosystème.

Conclusion

L’anecdote autour de Donald Trump montre à quel point Nvidia est devenu un acteur central de la technologie mondiale, au point d’être méconnu du grand public mais incontournable pour les décideurs économiques et politiques. Sa domination dans le secteur de l’IA et des GPU soulève cependant des questions de concurrence, qui pourraient devenir l’un des grands débats technologiques et géopolitiques des prochaines années.

carle
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