Surprise au Salon du Bourget 2025 : Dassault Aviation a officiellement levé le voile sur son nouveau drone de combat furtif, présenté comme le « petit frère » du Rafale F5. Ce projet ultra-secret, en gestation depuis plus de deux décennies, marque une étape décisive dans l’évolution de l’aviation de combat européenne.
Un projet vieux de 20 ans, enfin révélé
Ce drone, dont le nom de code n’a pas encore été définitivement dévoilé (même si certains évoquent « Rafale X » ou « Neuron 2 »), est issu des recherches menées dans le cadre du démonstrateur Neuron, lancé en 2003. À l’époque, il s’agissait surtout d’un programme technologique. En 2025, il devient une réalité opérationnelle.
Dassault a longuement investi dans la furtivité, l’autonomie décisionnelle, et l’intégration avec les avions habités. Ce drone est conçu pour opérer en binôme avec le futur Rafale F5, selon le concept dit du « système de systèmes », qui repose sur la coopération entre drones, chasseurs pilotés et satellites.
Caractéristiques techniques clés (provisoires)
| Spécifications | Détails estimés |
|---|---|
| Longueur | Environ 10 mètres |
| Envergure | ~12 mètres |
| Vitesse | Subsonique à transsonique |
| Portée | >1 500 km |
| Autonomie | Plusieurs heures en vol |
| Armement | Bombes guidées, missiles air-sol (interne) |
| Furtivité | Très élevée (forme + matériaux RAM) |
| Pilotage | Autonome + supervision humaine |
Le drone peut voler seul, en essaim ou escorter un Rafale dans des missions d’attaque ou de reconnaissance. Il est capable de frapper en zone fortement défendue, là où un avion habité risquerait sa peau.
Une pièce maîtresse du futur Rafale F5
Le Rafale F5, qui entrera en service à partir de 2030, intégrera nativement des fonctions de coordination avec ce drone, notamment via un cockpit augmenté, des liens de données sécurisés, et des capteurs fusionnés. Dassault et l’armée de l’air française envisagent un commandement multi-vecteurs dans lequel le pilote pourrait contrôler jusqu’à 3 ou 4 drones simultanément.
Ce tandem Rafale F5 + drone représente la première brique concrète du « cloud de combat » européen, en attendant le futur SCAF (Système de Combat Aérien du Futur), toujours en phase de développement.
Un message stratégique à l’Europe et au monde
En dévoilant ce drone au Bourget, Dassault envoie un signal fort : la France reste à la pointe de l’innovation militaire et ne compte pas attendre passivement le programme SCAF, freiné par les tensions entre industriels allemands, espagnols et français.
C’est aussi une réponse implicite aux avancées américaines et chinoises dans le domaine des drones loyal wingman (comme le XQ-58A Valkyrie de Kratos ou le GJ-11 chinois). La France entend jouer sa carte avec son propre savoir-faire, sans dépendre des autres puissances.
Vers une nouvelle génération de guerre aérienne
Ce drone, encore sans nom officiel, ouvre un nouveau chapitre dans la doctrine militaire française. Moins cher qu’un avion de chasse, déployable plus rapidement, et capable de missions périlleuses, il s’annonce comme un multiplicateur de force majeur.
En résumé :
| Élément | Détail |
|---|---|
| 🚁 Type | Drone de combat furtif |
| 🤝 Coopération | Conçu pour fonctionner avec le Rafale F5 |
| 🕰️ Développement | Plus de 20 ans de R&D, issue du programme Neuron |
| 📍 Lieu de présentation | Salon du Bourget 2025 |
| 🧠 Capacités | Autonomie partielle, furtivité, armement embarqué |
| 🎯 Objectif | Supériorité aérienne + frappe en zone à haut risque |
Ce petit frère du Rafale pourrait bien changer la manière dont la France projette sa puissance aérienne dans les décennies à venir. Entre technologie, stratégie et souveraineté, Dassault affirme une nouvelle fois son leadership sur la scène mondiale de l’aviation militaire.

















