Volaille : la demande en plein envol propulse LDC en Bourse

Le Mans, juillet 2025 — Le groupe agroalimentaire LDC, propriétaire des marques emblématiques Loué, Le Gaulois ou encore Maître Coq, connaît une période faste. Profitant d’une forte hausse de la consommation de volaille en France et en Europe, l’entreprise vient d’annoncer une croissance solide de son chiffre d’affaires, ce qui a propulsé son titre en Bourse.

Une croissance à deux chiffres tirée par la volaille

Au premier trimestre de l’exercice 2025‑2026, LDC affiche un chiffre d’affaires de 1,68 milliard d’euros, en progression de +10,9 % par rapport à la même période l’an passé. Cette performance repose sur une hausse des volumes vendus (+7,4 %), portée par une demande soutenue de viande de volaille, perçue par les consommateurs comme plus saine, plus abordable et plus écologique que le bœuf ou le porc.

Cette tendance de fond, renforcée par des prix relativement stables dans un contexte de maîtrise de l’inflation alimentaire, bénéficie pleinement au groupe sarthois, leader européen du secteur.

La Bourse salue les résultats : les analystes revoient leurs objectifs

La publication de ces résultats a été immédiatement saluée par les marchés. L’action LDC (LOUP.PA) s’est appréciée de près de 3 % dans les jours qui ont suivi. La banque Oddo BHF, particulièrement confiante, a relevé son objectif de cours de 96 à 103 euros, tout en maintenant sa recommandation « Outperform ».

Pour les analystes, LDC présente un profil de croissance maîtrisé et résilient, avec une politique d’acquisitions ciblée (comme Pierre Martinet récemment), un pilotage rigoureux des coûts et une capacité à s’adapter aux préférences alimentaires des ménages.

Une stratégie long terme en avance sur ses objectifs

Le groupe vise un chiffre d’affaires supérieur à 7 milliards d’euros d’ici fin 2027, avec un EBITDA cible de 560 millions d’euros. Or, selon les dernières données publiées, LDC est en passe d’atteindre ces objectifs un an plus tôt que prévu, notamment grâce à ses performances en France et à l’international.

Ses marques fortes, sa présence dans les circuits courts, ainsi que ses engagements en matière de traçabilité et de bien-être animal renforcent aussi la fidélité des consommateurs.

Une valeur défensive dans un secteur porteur

Dans un contexte économique encore incertain, LDC apparaît comme une valeur refuge pour de nombreux investisseurs. Le secteur de la volaille reste structurellement porteur : il répond aux attentes actuelles en matière de santé, d’environnement et de budget. De plus, la diversification du groupe, notamment dans les produits traiteurs et végétariens, lui permet de capter une clientèle plus large.

À cela s’ajoute un management stable, une politique de distribution équilibrée et des perspectives solides pour le second semestre.

En résumé

IndicateurRésultat T1 2025-2026
Chiffre d’affaires1,68 milliard € (+10,9 %)
Croissance des volumes+7,4 %
Objectif de cours (Oddo BHF)Relevé à 103 €
Objectifs 2027CA > 7 Mds € / EBITDA ~560 M€
Position boursièreAction proche de ses plus hauts historiques

Conclusion

Alors que de nombreux secteurs industriels subissent les contrecoups de la crise énergétique et de la baisse du pouvoir d’achat, LDC tire son épingle du jeu grâce à un modèle robuste et une demande en forte croissance. La volaille a décidément le vent en poupe, et le groupe de Sablé-sur-Sarthe semble plus que jamais armé pour en tirer pleinement parti.

carle
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