Le magazine « 60 Millions de consommateurs », publié par l’Institut national de la consommation (INC), est au cœur d’une tourmente politique et économique. Dans le cadre du projet de budget 2026, le gouvernement a annoncé son intention de dissoudre cet établissement public d’ici le 31 mars 2026. Cette décision suscite de vives inquiétudes parmi les salariés, les associations de consommateurs et les défenseurs de l’information indépendante.
I. Le contexte de la décision gouvernementale
A. La situation financière de l’INC
L’INC, fondé en 1966 et devenu un établissement public à caractère industriel et commercial (EPIC) en 1990, a pour mission d’apporter un appui technique aux organisations de consommateurs et de produire des informations, études, enquêtes et essais comparatifs. Cependant, ces dernières années, l’établissement a connu des difficultés financières, notamment en raison de baisses de subventions et d’une diminution de la diffusion de son magazine.
B. Les motivations du gouvernement
Le gouvernement justifie cette décision par la nécessité de réduire les dépenses publiques et de rationaliser les structures administratives. La Cour des comptes soutient cette orientation, estimant que l’activité de presse spécialisée subventionnée par l’État n’est plus viable dans un contexte de concurrence et de déclin de la presse écrite. Ainsi, le gouvernement envisage de vendre le magazine à un acteur privé, une option qui suscite des interrogations sur l’avenir de l’indépendance éditoriale de « 60 Millions de consommateurs ».
II. Les réactions face à la liquidation envisagée
A. Les inquiétudes des salariés
Les représentants du personnel de l’INC expriment leur « sidération » face à cette annonce. Ils soulignent que « 60 Millions de consommateurs » est un média de service public essentiel pour informer les consommateurs de manière indépendante. Ils craignent que la vente à un groupe privé entraîne une perte de cette indépendance et une altération de la qualité de l’information fournie.
B. Les positions politiques
Cette décision suscite également des réactions politiques. Des députés et sénateurs de divers bords expriment leur opposition à la privatisation de l’INC, soulignant l’importance de préserver un service public dédié à la défense des consommateurs. Certains estiment que cette mesure s’inscrit dans une logique de « démantèlement » des services publics et de « privatisation » des missions d’intérêt général.
III. Les perspectives d’avenir pour « 60 Millions de consommateurs »
A. La vente à un acteur privé
Si la liquidation de l’INC est confirmée, le gouvernement envisage de vendre « 60 Millions de consommateurs » à un acteur privé. Cette option soulève des questions sur le maintien de l’indépendance éditoriale du magazine et sur la continuité de sa mission d’information auprès des consommateurs.
B. Les alternatives possibles
Certains proposent d’explorer d’autres solutions pour préserver « 60 Millions de consommateurs » en tant que service public. Cela pourrait inclure la transformation de l’INC en une structure indépendante financée par des fonds publics ou la collaboration avec des associations de consommateurs pour assurer la continuité de la mission d’information.
Conclusion
La décision du gouvernement de liquider l’INC soulève des interrogations sur l’avenir de « 60 Millions de consommateurs » et sur la place de l’information indépendante dans le paysage médiatique français. Alors que le gouvernement justifie cette mesure par des impératifs budgétaires, les salariés, les associations de consommateurs et certains acteurs politiques appellent à une réflexion approfondie sur les conséquences de cette décision et sur les alternatives possibles pour préserver ce service public essentiel.

















