Donald Trump vexé par le surnom « TACO » à Wall Street : le Président ne digère pas la moquerie

Washington, mai 2025 — Donald Trump, revenu au pouvoir depuis quelques mois, a de nouveau fait parler de lui… non pas pour une mesure économique ou un discours enflammé, mais à cause d’un acronyme moqueur qui fait fureur à Wall Street : « TACO », pour « Trump Always Chickens Out ». Ce surnom, devenu viral parmi les investisseurs, désigne sa tendance présumée à reculer sur ses menaces commerciales à chaque fois que les marchés financiers réagissent négativement.

Un surnom devenu viral à Wall Street

L’expression « TACO » circule depuis plusieurs semaines dans les milieux financiers américains. Ce surnom, né d’une stratégie d’analyse boursière, fait référence aux multiples épisodes où Donald Trump annonce des sanctions commerciales ou des hausses de droits de douane, avant de revenir en arrière, souvent après une chute des indices boursiers.

L’expression est rapidement devenue un mème viral sur les réseaux sociaux, illustrée par des montages humoristiques : Donald Trump coiffé d’un taco géant, ou entouré de poules effrayées. Les forums de traders, comme Reddit et X (ex-Twitter), s’en sont emparés, amplifiant le phénomène.

Une journaliste met le feu aux poudres

C’est lors d’une conférence de presse à la Maison Blanche, que le président a été directement confronté à cette moquerie. Megan Cassella, journaliste chez CNBC, lui a posé une question au sujet de ce surnom, expliquant que certains investisseurs qualifiaient sa politique commerciale de peu crédible à cause de ses nombreux revirements.

Visiblement agacé, Donald Trump a qualifié la question de « nasty » (méchante) et a rétorqué sèchement :

« Ce que vous appelez « recul », c’est ce que moi j’appelle de l’art de la négociation. Nous obtenons ce que nous voulons sans avoir besoin d’aller au conflit. Si Wall Street ne le comprend pas, tant pis pour eux. »

Un timing embarrassant

Ce coup de projecteur médiatique intervient alors qu’un tribunal fédéral américain vient de bloquer un décret de Donald Trump réinstaurant des droits de douane punitifs sur certaines importations européennes. Le juge a estimé que le président avait outrepassé son autorité sans l’aval du Congrès, provoquant un camouflet juridique retentissant.

Les marchés, eux, ont bien accueilli la décision. Le CAC 40 a bondi de plus de 1 %, tout comme le DAX allemand. Les investisseurs ont interprété cette décision comme un signal de détente commerciale, réduisant l’incertitude autour des relations économiques transatlantiques.

Les analystes partagés

Pour les experts de la finance, ce surnom témoigne d’un manque de lisibilité dans la politique commerciale de Donald Trump. Selon Ian Shepherdson, économiste chez Pantheon Macroeconomics :

« On a vu une succession d’annonces fortes, souvent suivies de demi-tours rapides dès que Wall Street vacille. Cela a terni la crédibilité de l’exécutif sur les questions de politique commerciale. »

D’autres y voient au contraire une tactique bien rôdée. Pour certains analystes, Trump utilise ces menaces comme outil de pression, sans réelle intention de les appliquer. Une stratégie risquée mais parfois efficace pour arracher des concessions, notamment de la Chine ou de l’Union européenne.

Quand l’humour devient un enjeu politique

Ce n’est pas la première fois qu’un surnom ou une expression virale entame l’image d’un président. Mais dans le cas de Donald Trump, réputé sensible à son image, la portée de l’acronyme « TACO » dépasse le simple divertissement. Il touche directement à l’un des piliers de son discours : sa capacité à négocier et à ne jamais céder.

Alors que la campagne pour les élections de mi-mandat de 2026 s’esquisse, ce type de perception peut peser lourd dans l’opinion, notamment chez les indépendants et les modérés qui regardent autant les résultats que la manière.


En résumé

  • Le surnom « TACO » (Trump Always Chickens Out) circule massivement à Wall Street pour moquer la politique commerciale de Donald Trump.
  • Une journaliste l’a confronté à ce terme en conférence de presse, provoquant une réaction irritée du président.
  • Ce surnom intervient alors qu’un revers judiciaire a suspendu des droits de douane voulus par Trump.
  • Les marchés ont bien accueilli ce coup d’arrêt à l’escalade commerciale, avec une hausse notable des indices européens.
carle
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