Fin de la production de moteurs thermiques à l’usine Stellantis de Douvrin : un tournant historique en 2026

L’usine Stellantis de Douvrin, anciennement appelée Française de Mécanique, s’apprête à fermer définitivement son chapitre historique consacré à la production de moteurs thermiques. En effet, le dernier moteur thermique – qu’il soit essence ou diesel – y sera fabriqué d’ici 2026, marquant la fin d’une ère de plus de cinquante ans pour ce site emblématique de l’industrie automobile française. Ce changement majeur s’inscrit dans une stratégie globale d’adaptation à la transition énergétique et au virage de la mobilité électrique, au cœur des ambitions du groupe Stellantis.


1. Un patrimoine industriel centenaire

Créée en 1969 par un partenariat entre Renault et Peugeot, la Française de Mécanique a longtemps été l’une des usines phares pour la production de moteurs thermiques en Europe. Plus de 50 millions de moteurs y ont été produits, notamment les séries TU, DV, EB et EP, qui ont équipés de très nombreux modèles des marques du groupe Stellantis et d’autres constructeurs automobiles.

Ces moteurs ont permis à l’usine de Douvrin de jouer un rôle clé dans l’industrie automobile nationale et européenne, soutenant la production de véhicules emblématiques pendant plusieurs décennies.


2. La fin programmée de la production thermique

Le plan de fin progressive de la production de moteurs thermiques se concrétise désormais : le moteur diesel 1.5 BlueHDi (DV5) cessera d’être fabriqué à partir de novembre 2025. L’arrêt complet suivra avec le moteur essence 1.2 PureTech (EB2) programmé pour 2026.

Cette décision s’inscrit dans la volonté de Stellantis de répondre aux normes environnementales de plus en plus strictes et à la demande croissante du marché pour des véhicules électriques ou hybrides, délaissant progressivement les moteurs thermiques.


3. La reconversion vers l’électrique et la gigafactory

L’usine de Douvrin ne sera pas laissée à l’abandon : une gigafactory de batteries a été inaugurée sur le même site en mai 2023, fruit d’une coentreprise entre Stellantis et SAFT, filiale du groupe TotalEnergies. Cette installation vise à produire des batteries lithium-ion destinées aux véhicules électriques et hybrides, assurant ainsi un avenir industriel tourné vers les énergies propres.

La reconversion du site est au cœur de la stratégie de Stellantis pour conserver une activité industrielle forte, générer de l’emploi et soutenir la filière automobile dans sa mutation.


4. Impact sur l’emploi et accompagnement des salariés

La fin de la production thermique aura un impact direct sur les emplois liés à cette activité. Toutefois, Stellantis s’est engagé à accompagner les salariés concernés par des plans de reclassement, de formation et d’orientation vers les nouvelles lignes de production, notamment autour de la gigafactory.

Ce processus de transition industrielle vise à limiter les pertes d’emploi et à maintenir un tissu industriel dynamique sur le territoire de Douvrin.


5. Un symbole de la transformation de l’industrie automobile française

La fermeture de la chaîne de production des moteurs thermiques à Douvrin marque un tournant symbolique pour l’industrie automobile française. Elle traduit l’adaptation nécessaire aux enjeux environnementaux, aux innovations technologiques et à la montée en puissance des mobilités alternatives.

Dans ce contexte, le site de Douvrin illustre la double nécessité d’une transformation industrielle ambitieuse et d’un accompagnement social efficace pour réussir cette transition.


Conclusion

La fin de la production des moteurs thermiques à l’usine Stellantis de Douvrin en 2026 représente la fin d’une époque mais aussi le début d’une nouvelle ère axée sur l’électrification. Avec l’implantation de la gigafactory et le virage vers des solutions durables, Stellantis entend rester un acteur majeur de l’industrie automobile tout en répondant aux défis écologiques et économiques actuels.

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