Le samedi 5 juillet 2025, une importante marche blanche a rassemblé plus de 2 000 personnes dans les rues de Mertzwiller, petite commune du Bas-Rhin, pour protester contre la fermeture annoncée de l’usine BDR Thermea. Cette mobilisation exceptionnelle témoigne de l’inquiétude profonde qui gagne la population locale face à la suppression programmée de 320 emplois sur le site.
Une mobilisation citoyenne et syndicale d’ampleur
Organisée par l’intersyndicale locale, cette marche a réuni salariés, élus, habitants et sympathisants autour d’un même message : la défense de l’emploi industriel dans la région. Le cortège, parti de l’usine BDR Thermea, a défilé jusqu’au stade municipal où plusieurs représentants syndicaux ont pris la parole pour dénoncer la décision de la direction de fermer progressivement l’usine d’ici fin 2027.
Malgré les divergences sur le nombre exact de manifestants, la mobilisation est sans précédent : la police parle d’environ 1 100 personnes, tandis que les syndicats évoquent un chiffre entre 2 000 et 3 500 participants.
Une usine, un symbole pour la région
BDR Thermea, héritière des célèbres établissements De Dietrich, représente plus qu’un simple site industriel pour l’Alsace du Nord. Fondée au XVIIe siècle, elle incarne une histoire de savoir-faire et d’innovation locale. La fermeture annoncée suscite donc une vive émotion, non seulement parmi les salariés concernés, mais aussi dans toute la communauté locale qui craint un effet domino sur l’économie et l’emploi du territoire.
Les enjeux derrière la fermeture
La direction justifie la décision par la nécessité de rationaliser ses activités et de délocaliser certaines productions vers la Slovaquie et la Turquie, où les coûts sont moindres. Pour les syndicats et élus, il s’agit d’un choix scandaleux qui met en danger toute une filière. Ils réclament l’ouverture de négociations transparentes et un accompagnement renforcé pour les salariés.
Le plan social prévoit la suppression progressive des postes jusqu’en 2027, un calendrier jugé beaucoup trop rapide par les représentants du personnel.
Un appel à la solidarité et à la vigilance
Cette marche blanche est avant tout un signal fort adressé aux pouvoirs publics, à la direction du groupe, mais aussi à l’opinion publique. Il s’agit de montrer qu’un territoire ne peut pas être abandonné sans lutte face aux restructurations.
Les élus locaux, de toutes tendances politiques, ont manifesté leur soutien à la cause des salariés et promettent d’accompagner cette mobilisation dans les semaines à venir.
Que reste-t-il à faire ?
Le combat pour sauver BDR Thermea est loin d’être terminé. La mobilisation doit se poursuivre pour faire entendre les revendications des salariés. Des actions de sensibilisation, des rencontres avec la direction et les autorités seront nécessaires pour espérer inverser la tendance.
Ce rendez-vous citoyen montre que l’emploi industriel reste un enjeu vital dans les territoires, et que la solidarité locale peut faire la différence face aux défis économiques.

















