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La compagnie aérienne Ryanair a vivement critiqué la décision du gouvernement belge d’augmenter la taxe d’embarquement sur les vols au départ de la Belgique. Cette réforme, votée le 18 juillet 2025 par le Parlement fédéral, fixe désormais la taxe à 10 euros pour les vols d’une distance inférieure ou égale à 500 kilomètres et à 5 euros pour les autres vols, contre 2 à 4 euros précédemment.
Selon Ryanair, cette augmentation représente une hausse pouvant atteindre 150 % pour les passagers ordinaires. La compagnie considère cette mesure comme « idiote » et accuse le gouvernement de nuire à la compétitivité du pays, en particulier pour l’aéroport de Bruxelles-Zaventem, déjà confronté à des frais jugés trop élevés et à une reprise lente depuis la pandémie.
La compagnie souligne que cette nouvelle taxe, appliquée rétroactivement à partir du 29 juillet 2025 pour tous les vols, pénalise les voyageurs qui avaient déjà réservé leur billet. Elle y voit une mesure injuste et mal planifiée, ajoutant un coût supplémentaire sans préavis pour les passagers.
Ryanair met également en garde contre les conséquences économiques de cette décision. Selon elle, la hausse de la fiscalité aérienne risque de réduire la connectivité du pays, de freiner la croissance du trafic passager, et de menacer l’emploi dans le secteur aérien. Elle rappelle que plusieurs pays européens, comme la Hongrie, la Suède ou certaines régions d’Italie, ont choisi de réduire ou de supprimer les taxes aériennes afin de stimuler le tourisme et l’économie locale.
Pour Ryanair, la Belgique prend donc le chemin inverse en adoptant une politique qu’elle considère comme punitive pour les passagers et néfaste pour la compétitivité du pays. La compagnie appelle le nouveau gouvernement belge à revenir sur cette décision et à mettre en place une fiscalité plus favorable au développement du trafic aérien et à l’emploi.
Cette controverse s’inscrit dans un contexte où la taxation du transport aérien est de plus en plus débattue en Europe, certains pays justifiant ces mesures par des objectifs environnementaux. Ryanair rejette cet argument, estimant que la hausse n’aura aucun impact positif sur l’environnement, mais affectera directement les voyageurs ordinaires tout en épargnant certaines catégories de vols, comme les jets privés ou les vols en correspondance.

















