Les marchés financiers évoluent en ordre dispersé ce vendredi 11 juillet 2025, alors que les investisseurs attendent avec nervosité la publication des statistiques hebdomadaires du chômage aux États-Unis. À Wall Street, les futures indiquent une ouverture en légère baisse, tandis que les principales places boursières européennes poursuivent leur rebond, soutenues par un climat économique relativement serein sur le Vieux Continent.
📉 Wall Street : la prudence avant les données sur l’emploi
À New York, les indices à terme du S&P 500, du Nasdaq et du Dow Jones affichent de modestes reculs, les opérateurs restant prudents avant la publication des inscriptions hebdomadaires au chômage. Ces données, considérées comme un baromètre essentiel de la santé du marché du travail américain, pourraient influencer les anticipations de politique monétaire de la Réserve fédérale.
Selon les chiffres dévoilés un peu plus tôt, les demandes d’allocations chômage ont reculé de 5 000 pour atteindre 227 000 pour la semaine se terminant le 5 juillet, en dessous des 236 000 attendus par les économistes. Ce résultat signale une certaine résilience du marché de l’emploi américain, malgré les incertitudes macroéconomiques mondiales et la montée des tensions commerciales.
Toutefois, cette robustesse pourrait paradoxalement refroidir les espoirs d’un assouplissement rapide de la politique monétaire. Un marché de l’emploi encore solide donne en effet à la Fed moins de raisons de baisser ses taux rapidement, ce qui explique la prudence des investisseurs.
🌍 Bourses européennes : un optimisme modéré
Pendant ce temps, les marchés européens s’affichent en hausse, confirmant une tendance positive observée toute la semaine. À Paris, le CAC 40 avance de 0,32 % pour revenir au-dessus des 7 900 points, tandis que le FTSE 100 de Londres bondit de 1,24 %, dopé par la progression des valeurs industrielles et minières. Francfort, en revanche, fait légèrement grise mine, cédant 0,31 %.
L’indice paneuropéen Stoxx 600 grimpe de 0,55 %, atteignant de nouveaux sommets de court terme, tandis que le FTSEurofirst 300 gagne 0,52 %. Cette dynamique est portée par un regain de confiance des investisseurs, encouragés par les propos rassurants d’Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, sur les avancées dans les discussions commerciales avec les États-Unis.
Malgré des tensions latentes sur les droits de douane entre Washington et Bruxelles, les perspectives d’une désescalade soutiennent la hausse des actions européennes. Les investisseurs saluent aussi la relative solidité des données économiques publiées cette semaine, notamment dans les services et l’industrie.
🔍 Les enjeux du jour
Outre les statistiques sur l’emploi américain, les regards restent braqués sur plusieurs indicateurs clés :
- L’évolution des taux d’intérêt : Le rendement des bons du Trésor américain à 10 ans est légèrement orienté à la hausse, ce qui reflète les anticipations de maintien de taux élevés par la Fed dans un contexte de croissance toujours résiliente.
- Le marché des changes : Le dollar reste fort face à l’euro et au yen, dans l’attente d’un signal clair de la Réserve fédérale sur sa stratégie monétaire pour les mois à venir.
- Les tensions commerciales : Alors que Donald Trump a récemment annoncé des surtaxes de 35 % sur certains produits canadiens dès le 1er août, les craintes d’une guerre commerciale généralisée persistent, pesant notamment sur les marchés nord-américains.
📊 Une fin de semaine décisive
Ce vendredi pourrait bien être une journée charnière pour les marchés financiers, tant aux États-Unis qu’en Europe. La publication des chiffres du chômage, combinée aux discussions commerciales transatlantiques, influencera le sentiment des investisseurs pour les semaines à venir.
Si Wall Street reste fébrile à l’approche de ces annonces, les bourses européennes poursuivent leur trajectoire haussière, portées par une dynamique locale encourageante. Mais la volatilité pourrait rapidement refaire surface, surtout en cette période estivale où les volumes d’échanges sont traditionnellement plus faibles.

















