La Chine a récemment annoncé une réduction de ses droits de douane sur certains produits laitiers, mais cette mesure est jugée insuffisante par les producteurs français. Malgré cette baisse, les taxes restent proches de 10 %, ce qui continue de peser lourdement sur les exportations européennes vers le géant asiatique.
Pour la France, premier exportateur de lait et de produits laitiers en Europe, ces droits de douane restent un frein significatif à la compétitivité. Les acteurs du secteur soulignent que même réduits, ces tarifs ne permettent pas d’aligner les produits français sur les prix des concurrents locaux ou d’autres pays exportateurs, laissant les producteurs dans une situation délicate.
Du côté de l’Union européenne, la Commission européenne a dénoncé ces taxes comme « injustifiées », estimant qu’elles ne reflètent pas une réelle logique commerciale mais constituent plutôt des mesures protectionnistes. Bruxelles appelle la Chine à réviser ses pratiques pour favoriser un commerce plus équitable et permettre aux entreprises européennes de mieux se positionner sur le marché chinois.
Les professionnels français insistent sur le fait que des efforts supplémentaires sont nécessaires. Même avec la baisse annoncée, le coût supplémentaire imposé par ces droits de douane continue d’amoindrir les marges et de limiter le développement des exportations françaises, cruciales pour maintenir la vitalité du secteur laitier national.
À l’heure où la demande en produits laitiers augmente en Asie, la situation reste tendue pour la France, qui appelle à des discussions bilatérales renforcées afin d’obtenir des conditions plus favorables pour ses producteurs.
















