F-35 : des experts suisses dénoncent un « marché de dupes »

Trois ans après l’annonce controversée de l’achat de 36 avions de chasse F-35A par la Suisse pour un montant de 6 milliards de francs suisses, la polémique ne faiblit pas. Aujourd’hui, de plus en plus de voix — parmi des experts militaires, politiques et anciens officiers — s’élèvent pour dire que « la Suisse s’est fait arnaquer » par Lockheed Martin et les États-Unis.


✈️ Un avion trop cher… et pas adapté ?

Le F-35 est considéré comme l’un des avions de combat les plus avancés au monde. Mais plusieurs critiques estiment qu’il n’est pas adapté aux besoins spécifiques de la Suisse, un pays neutre, enclavé, et sans menaces aériennes directes.

« Pourquoi acheter un avion furtif, conçu pour la guerre électronique et les opérations offensives, quand on parle de défense du territoire helvétique ? », interroge un ancien stratège militaire.

De plus, les coûts réels d’exploitation et de maintenance explosent, et pourraient doubler la facture initiale sur les 30 prochaines années, selon certains rapports indépendants.


💰 Une transparence remise en cause

Le processus d’achat a été très critiqué pour son opacité. Plusieurs députés helvétiques estiment que le Parlement a été mal informé des coûts réels et que les comparaisons avec les autres appareils candidats (comme le Rafale français ou l’Eurofighter européen) ont été biaisées.

Une commission d’enquête parlementaire pourrait être prochainement mise en place pour faire la lumière sur les éventuelles pressions diplomatiques et les lacunes de l’analyse de rentabilité.


🇨🇭 Une neutralité mise à l’épreuve

Au-delà de l’aspect financier, l’achat du F-35 pose une question stratégique majeure : est-ce que la Suisse reste fidèle à sa politique de neutralité armée en achetant un chasseur de conception américaine, qui pourrait la rendre dépendante du bon vouloir de Washington pour la maintenance, les mises à jour logicielles, ou même l’accès aux armements ?

« Le F-35 ne sera jamais un avion 100 % souverain pour la Suisse. Il restera un appareil sous tutelle américaine », avertit un analyste géopolitique.


🛫 Où en est le programme ?

Les premières livraisons sont prévues pour 2027, mais les retards du constructeur Lockheed Martin, les problèmes techniques persistants (comme le système de casque ou les logiciels critiques), et les tensions sur le marché de la défense pourraient encore repousser ce calendrier.

Par ailleurs, certains États ayant déjà acquis le F-35 — comme le Canada ou les Pays-Bas — réévaluent aussi leurs contrats ou réduisent leurs commandes.


📌 En résumé

Point de critiqueDétails
Inadéquation stratégiqueTrop offensif pour les besoins défensifs suisses
Coût réel sous-estiméMaintenance + formation = facture finale très élevée
Opacité du processusAnalyse de rentabilité jugée peu transparente
Dépendance technologiqueMises à jour et armement sous contrôle américain
Neutralité politique fragiliséeAlignement implicite avec la stratégie militaire US

✅ Conclusion

Ce qui devait être un investissement en sécurité sur le long terme est aujourd’hui perçu par beaucoup comme une erreur stratégique et budgétaire. Le choix du F-35 par la Suisse soulève plus de doutes que de certitudes, et risque de laisser une empreinte durable dans la politique de défense helvétique.

carle
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