Après des années de silence et de brevets énigmatiques, Apple semble enfin prêt à franchir le pas du smartphone pliant. Mais, fidèle à sa réputation, la firme de Cupertino ne compte pas se contenter d’imiter Samsung, Huawei ou Honor. Selon plusieurs fuites concordantes issues de la chaîne d’approvisionnement asiatique, Apple aurait développé une technologie de charnière et de verre flexible inédite, permettant la conception d’un iPhone pliant à la fois plus fin et plus résistant que tous ses concurrents.
Un projet qui pourrait bien redéfinir ce que signifie « pliable » dans l’univers des smartphones.
Un projet en gestation depuis près de dix ans
Apple ne s’est jamais précipité dans la course au smartphone pliable. Depuis 2016, la marque dépose régulièrement des brevets évoquant des écrans flexibles, des charnières invisibles et des mécanismes de refroidissement adaptés aux écrans OLED pliants.
Mais contrairement à Samsung, qui a expérimenté dès 2019 avec le Galaxy Fold, Apple a préféré observer, tester et perfectionner. Selon des sources proches du dossier, l’iPhone Fold (ou iPhone Flip, selon la version choisie) serait en développement actif depuis au moins 2020 au sein des laboratoires secrets de Cupertino et dans des installations en Corée du Sud.
Les ingénieurs d’Apple auraient rencontré trois obstacles majeurs :
- L’épaisseur du châssis, souvent jugée trop importante sur les pliables concurrents.
- La résistance de l’écran, qui reste le point faible de cette technologie.
- La durabilité de la charnière, sujette à l’usure mécanique après plusieurs milliers de pliages.
Selon les dernières informations, Apple aurait enfin surmonté ces trois défis techniques.
Une charnière magnétique révolutionnaire
La clé de cette avancée résiderait dans une charnière à action magnétique et à amortissement fluide, décrite dans un brevet déposé par Apple fin 2024.
Cette charnière ne comporte aucune pièce mécanique apparente : les mouvements d’ouverture et de fermeture seraient guidés par un système de micro-aimants contrôlés électroniquement, permettant une fermeture parfaitement alignée et un pli quasi invisible à l’œil nu.
Ce mécanisme offrirait plusieurs avantages :
- Une réduction significative de l’épaisseur, l’ensemble des composants étant intégrés dans la coque interne.
- Une résistance accrue, car aucun frottement n’est généré entre les plaques internes.
- Une expérience utilisateur fluide, proche de celle d’un iPad Mini que l’on plierait en deux sans effort.
Apple aurait testé ce système sur plus de 200 000 cycles de pliage, soit l’équivalent de dix années d’usage quotidien intensif.
Un verre flexible plus résistant que le Gorilla Glass Victus
Pour protéger l’écran, Apple miserait sur une innovation baptisée “Ultra Thin Flexible Glass 2”, fruit d’un partenariat secret avec Corning, le fournisseur historique du Gorilla Glass.
Ce verre serait capable de se plier sans se fissurer, grâce à une structure moléculaire modifiée par un traitement thermique au laser.
Le résultat : une flexibilité comparable à celle du plastique, mais une résistance à la rayure identique à celle d’un verre trempé classique.
D’après les premiers prototypes, l’écran résisterait à des pressions de plus de 400 MPa, soit deux fois plus que celui du Galaxy Z Fold6.
De plus, Apple aurait ajouté une fine couche de polymère auto-réparant, permettant au verre de se régénérer en quelques heures après des micro-rayures, une technologie déjà évoquée dans plusieurs brevets de 2023.
Un design ultra-fin : moins de 9 mm plié
L’un des grands reproches faits aux smartphones pliables actuels est leur encombrement. Fermés, ils dépassent souvent les 13 mm d’épaisseur, donnant une impression de lourdeur.
Apple aurait réussi à réduire l’épaisseur totale de son iPhone pliant à seulement 8,9 mm, grâce à :
- Une batterie à double cellule ultra-plate conçue par TDK.
- Un circuit imprimé flexible, capable de se plier sur deux axes.
- Un refroidissement par vapeur compressée, intégré dans la charnière.
Ainsi, fermé, l’iPhone Fold serait aussi fin qu’un iPhone 15 Pro Max, et ouvert, il offrirait une surface d’affichage proche d’un petit iPad.
Un écran OLED LTPO 120 Hz sur-mesure
Apple aurait commandé à Samsung Display et LG Display un écran OLED LTPO 120 Hz d’une diagonale de 7,9 pouces une fois déplié.
Cet écran offrirait :
- Une luminosité maximale de 2000 nits.
- Une fréquence variable de 1 à 120 Hz, pour préserver la batterie.
- Un ratio d’affichage 4:3, optimisé pour le multitâche et la lecture.
Plié, le smartphone afficherait une surface externe de 6,1 pouces, soit la même taille qu’un iPhone standard.
Apple aurait également développé un mode “split continuity”, permettant de reprendre instantanément une application du grand écran vers l’écran externe sans latence.
Une autonomie améliorée malgré le format pliable
Grâce à la puce A19 Pro, gravée en 2 nm par TSMC, Apple promet une efficacité énergétique supérieure de 35 % par rapport à l’iPhone 15 Pro Max.
L’appareil disposerait d’une batterie de 4800 mAh, compatible avec la recharge MagSafe 25 W et la recharge filaire 35 W.
Selon des estimations internes, l’autonomie atteindrait jusqu’à 21 heures de lecture vidéo continue, un record pour un pliable.
Apple aurait également intégré un système d’intelligence énergétique, adaptant la consommation du processeur, de l’écran et du réseau 5G en temps réel.
Un appareil photo au niveau de l’iPhone 16 Pro
Malgré son format compact, l’iPhone pliant ne ferait aucun compromis sur la photo.
Il embarquerait :
- Un capteur principal de 48 Mpx (f/1.7) avec stabilisation optique.
- Un ultra grand-angle de 12 Mpx.
- Un téléobjectif périscopique de 5x, intégré verticalement dans la partie supérieure.
Grâce au nouveau moteur Photonic Engine 2, Apple promet une qualité d’image identique à celle de ses modèles Pro, y compris en faible luminosité.
Le traitement logiciel, dopé à l’intelligence artificielle, adapterait automatiquement les réglages en fonction de l’angle de pliage : un mode “half-fold” activerait par exemple la stabilisation renforcée pour les selfies ou les visioconférences.
iPad Mini pliant ou iPhone Fold ? Apple entretient le flou
Une question subsiste : l’appareil sera-t-il un iPhone pliant ou un iPad Mini Fold ?
D’après les informations du site coréen The Elec, deux prototypes existeraient :
- Un modèle smartphone, de 6,1 pouces plié et 7,9 pouces ouvert.
- Un modèle tablette, de 8,7 pouces plié et 11 pouces déplié.
Apple testerait les deux formats en parallèle. L’idée serait de lancer d’abord la version tablette, afin de préparer le public à un futur iPhone pliant en 2027, date symbolique du 20e anniversaire de l’iPhone.
Apple veut frapper fort face à Samsung et Google
Le marché du pliable est encore une niche : il représente à peine 2 % du marché mondial des smartphones, mais sa croissance est spectaculaire (+47 % en 2024).
Samsung domine largement avec sa gamme Z Fold et Z Flip, tandis que Google et Honor tentent de se faire une place avec des produits plus abordables.
Apple, fidèle à sa stratégie, arriverait tard mais avec un produit plus abouti, misant sur :
- La fiabilité, souvent critiquée sur les modèles concurrents.
- Le design, plus fin et plus élégant.
- Et surtout, l’intégration logicielle avec iOS et l’écosystème Apple (iCloud, Continuity, AirDrop, etc.).
Selon plusieurs analystes, un iPhone pliant pourrait relancer la croissance du marché du haut de gamme, qui s’essouffle depuis 2023. Les prévisions tablent sur 15 à 20 millions d’unités vendues la première année.
Un prix à la hauteur de l’innovation
Si Apple reste fidèle à son positionnement, l’iPhone Fold devrait être l’un des smartphones les plus chers jamais commercialisés par la marque.
Les estimations évoquent un prix de 2 199 dollars, soit environ 2 499 euros en Europe.
Un tarif comparable à celui du Galaxy Z Fold6 Ultra, mais Apple mise sur la valeur perçue et la durabilité pour séduire ses utilisateurs fidèles.
Une version “Fold Edition” pourrait même voir le jour, avec une finition titane, un espace de stockage jusqu’à 2 To et une compatibilité complète avec l’Apple Pencil 3.
Vers une nouvelle ère du design Apple
Ce futur iPhone pliant ne serait pas qu’un produit de plus, mais une rupture esthétique et technologique dans la lignée du premier iPhone ou du MacBook Air.
Apple chercherait à prouver qu’un appareil pliable peut être :
- Aussi fin qu’un smartphone classique.
- Aussi solide qu’un modèle non pliant.
- Et aussi fluide à l’usage qu’un produit Apple traditionnel.
Ce projet marque également un tournant dans la stratégie de l’entreprise : la volonté de fusionner les gammes iPhone et iPad à long terme, pour proposer un écosystème de produits hybrides et modulaires.
Conclusion : Apple prêt à redéfinir le smartphone pliant
Après des années d’attente et de spéculation, Apple semble enfin prêt à entrer dans l’arène du pliable, avec une approche radicalement différente.
Si les informations se confirment, l’iPhone Fold ne serait pas un simple gadget, mais un condensé d’innovation matérielle et logicielle, visant à redéfinir le concept même de mobilité numérique.
Reste à savoir si le public est prêt à franchir le cap — et à payer le prix fort — pour un smartphone qui promet d’unir puissance, élégance et flexibilité.
Mais une chose est sûre : avec ce projet, Apple prépare une nouvelle révolution dans l’histoire du design mobile, comme elle l’avait fait en 2007 avec le premier iPhone.

















